• La comtesse Potocka, Une égérie de la Belle-Epoque
La comtesse Potocka, Une égérie de la Belle-Epoque

La comtesse Potocka, Une égérie de la Belle-Epoque

Ensorcelante, douée d'un magnétisme indéfinissable « pleine de contrastes, de richesses et de beauté » aux dires de Prou st, Emmanuela Potocka (1852-1930) a fasciné le Tout-Paris des années 1880. Extravagante, dépensière à l'excès, redoutée pour ses mots acerbes, grande musicienne, cette princesse italienne mariée au richissime comte Nicolas Potocki tint un salon réputé dans son palais de l'avenue de Friedland. Cet hôtel particulier, un des plus beaux et des plus vastes de la capitale, fut le rendez-vous de l'aristocratie européenne, des hommes politiques et des artistes de la fin du xixe siècle. Une fois par semaine, la comtesse Potocka réunissait autour d'elle les membres de son club, les Macchabées. Pour faire partie de cet étrange cénacle, il fallait se mourir d'amour pour elle et jurer de garder le secret sur le déroulement de ces soirées. Prise entre l'extrême liberté que procure la fortune, un déterminisme familial implacable et l'oppression exercée par les conventions sociales de la Troisième République, Emmanuela Potocka la scandaleuse, la romanesque, a déchaîné les passions et enflammé l'imagination des créateurs de son temps. Maupassant a donné ses traits aux héroïnes de Mont-Oriol et Notre Coeur. Elle est la duchesse Bleue de Paul Bourget, la séductrice perverse du roman de Jean Lorrain Très Russe, la fascinante comtesse Peglioso peinte par J.-E. Blanche dans Aymeris, son roman largement autobiographique. Voir la suite

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